Le musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac accueille une nouvelle exposition temporaire intitulée Ordinary Sight, Paused Sigh, consacrée au travail du photographe et écrivain coréen Lee Jeong-Hyeon. Présentée du 5 mai au 20 juin aux Écuries, dans le Jardin des Carmes à Aurillac, cette exposition invite les visiteurs à porter un regard différent sur le quotidien.

Expo Leejeong 052026 02
Une exposition entre photographie et écriture

Exposition Ordinary Sight Paused Sigh Aux Ecuries
Né en 1993 à Jinhae, en Corée du Sud, Lee Jeong-Hyeon vit et travaille aujourd’hui à Séoul. D’abord formé à l’architecture avant de se tourner vers l’écriture, il développe depuis plusieurs années une pratique artistique où textes et photographies dialoguent avec subtilité.
À travers 80 photographies, l’artiste capte des scènes simples : une rue silencieuse, une lumière de fin de journée, une fleur aperçue au détour d’un chemin ou encore des détails urbains souvent invisibles au premier regard. Ses images ne cherchent jamais le spectaculaire. Elles s’attachent au contraire à révéler la beauté discrète des instants ordinaires.
Découvrir Séoul autrement
L’exposition propose une immersion sensible dans la ville de Séoul au fil des saisons. Entre pluie et beau temps, jour et nuit, les photographies de Lee Jeong-Hyeon composent une ville à voix basse, traversée par des présences discrètes et des atmosphères changeantes.
Les grands thèmes de l’exposition — La ville à voix basse, Ce que les saisons habitent, Chaque retour, sa variation ou encore L’éclat et la retenue — invitent à ralentir et à observer autrement ce qui nous entoure.
En parallèle des photographies, les textes de l’artiste prolongent les émotions sans jamais expliquer les images. Ils ouvrent un espace intérieur où souvenirs, sensations et impressions peuvent émerger librement.

Photohraphie De Lee Jeong Hyeon
Une expérience contemplative au cœur d’Aurillac
Pensée comme une expérience sensible, Ordinary Sight, Paused Sigh propose une autre manière de regarder le monde. Le visiteur est invité à prendre le temps, à s’attarder sur les détails et à laisser les images résonner.
Le titre de l’exposition traduit parfaitement cette démarche. Entre “sight” (le regard) et “sigh” (le soupir), une simple lettre transforme la vision en respiration suspendue. Une manière poétique d’évoquer ces instants où le quotidien semble retenir son souffle.














